Operation Hope for children of Haiti


Success through Teamwork, Partnership and Faith A Commitment Above Self

OPERASYON LAKAY

PLAN OPERATIONNEL D’URGENCE

á la Réinsertion Sociale des Rapatriés

 

DRAFT

INTRODUCTION

La descendance des coupeurs de canne  venus de La République d’Haïti et  qui se sont établis, tant bien que mal, en République Dominicaine est décrétée depuis quelque temps par les autorités dominicaines persona non grata.  Victimes de mauvais traitements et d’exactions plus  d’un million de sans-papiers d’origine haïtienne sont sujets à l’expulsion du territoire dominicain vers Haïti.

A un moment où la République d’Haïti connait toutes sortes de difficultés incluant l’organisation des élections, la forte densité de population dans la capitale et dans les villes de province, le chômage, et l’insécurité, cette nouvelle situation ne fait qu’aggraver le tableau de la misère et alourdir la marche vers le développement. 

Plusieurs organisations et institutions tentent de réfléchir sur la question en vue d’y apporter leur part de solution.  Operation Hope for Children of Haïti (OHFCOH) s’est déjà positionnée et propose un plan d’accueil pour une prise de mesures d’urgence visant à organiser dans des conditions humaines appropriées le retour de ces compatriotes par la mise en place d’un dispositif dénommé    «OPERASYON LAKAY».

Les différentes discussions avec plusieurs observateurs concernés par la question ont permis d’entreprendre l’élaboration d’un plan d’urgence de rapatriement devant conduire, dans un  deuxième temps, à la réinsertion socio-économique des rapatriés.

Le plan sera développé sur une période de deux (2) ans et cinq (5) mois allant d’août 2015 à décembre 2017.  Il est structuré de manière à distinguer trois catégories d’actions : (i) les actions humanitaires d’urgence à mettre immédiatement en œuvre jusqu’à la fin de l’année 2015; (ii) les actions prioritaires à court terme au cours de l’année 2016 et (iii) les actions de renforcement à moyen terme au cours de l’année 2017.

Les actions humanitaires d’urgence seront dégagées des axes d’interventions suivantes :

I-     Le transbordement, le pré-enregistrement et le transport vers le camp d’accueil

II-    L’arrivée au camp et l’identification

III-   L’évaluation médicale

IV-  L’assignation aux  quartiers (un quartier étant un bloc de deux rangées A et B de 26 tentes numérotées)

V-   La recherche de liens

VI-  Les temps de séjour et les règles de sécurité

VII- L’exit et la réinsertion

La planification stratégique de la première phase de l’intervention indiquera les activités à entreprendre selon les échéanciers ainsi que les différents partenaires et responsables qui seront impliqués dans l’exécution du programme.  La proposition établit clairement les modalités de coordination, de suivi et d’évaluation.

HISTORIQUE ET REALISATION DE OPERATION HOPE FOR CHILDREN OF HAITI (OHFCOH)

En 1994, face aux conditions insoutenables des enfants des rues et de leur condition inhumaine, une campagne humanitaire  a mené à la fondation de l’Organisation Non Gouvernementale OPERATION HOPE FOR CHILDREN OF HAITI (OHFCOH).   Basée dans l’Etat de New York, elle a obtenu son statut légal aux Etats Unis en 1997 suivant l’arrêté de 501 (c) (3).  Elle a été également reconnue dix ans plus tard en Haïti, dont son statut conforme a été  publié dans le Moniteur en Février 2007. (En annexe)

Depuis plus de vingt ans, OPERATION HOPE FOR CHILDREN OF HAITI (OHFCOH) légalement connu sous le non OPERATION HOPE, n’a cessé de concevoir des programmes complexes intégrés pour des projets de développement communautaire dans le but d’aider et d’assister les enfants démunis d’Haïti.  Durant cette période, sous la direction de son fondateur le Dr. Paul Edouard Eddy Delaleu, elle a pris l’initiative d’intervenir dans plusieurs localités les plus reculées, les plus vulnérables et les plus nécessiteuses du pays et plus spécialement dans la zone métropolitaine telles que: Titanyen, Cité Soleil, Bélair, Fort National, Grande Ravine, Martissant et autres.  OPERATION HOPE est restée engager dans la planification et le développement des programmes éducatifs sur le planning familial et protection des jeunes afin de prévenir  les infections  sexuellement transmissibles plus particulièrement le SIDA et aussi pour contribuer à la réduction  du nombre de grossesses précoces non désirées.

Pendant plusieurs années, elle a supervisé de larges distributions de dons sous forme d’équipements sportifs, d’uniformes, équipements médicaux, produits pharmaceutiques, produits alimentaires et kits scolaires et a négocié des accords avec des fournisseurs, églises et autres Organisations Non Gouvernementales.  Avec des partenaires étrangers, OPERATION HOPE, depuis sa fondation, a développé un programme gratuit de Cliniques Mobiles à travers les coins les plus reculés du pays.  Elle a initié un plan d’action médicale de « Cadeau de Cœur » avec la collaboration de la Rotary Club International et un programme de « Cadeau de la Vue » au bénéfice de certains enfants présentant ces besoins spécifiques.  Beaucoup de vies de jeunes garçons et filles atteints par des balles perdues durant les années 2003 à 2005 ont été sauvées, plus particulièrement celle d’une jeune fille du nom de Fabiola atteinte par deux projectiles à la tête.   Plus encore, le lendemain du séisme du 12 Janvier 2010, OPERATION HOPE a ouvert une Clinique d’Urgence à Diquini, (Travaillant de concert avec l’Hôpital Adventiste d’Haïti à Diquini/Carrefour, sous la direction du Dr. Lesly Archer, Directeur Médical) qui, avec la coopération de plus d’un millier de Médecins et autres personnels médicaux volontaires haïtiens et étrangers en rotation, a aidé plus de 180,000 personnes frappées et affligées par le désastre du séisme.  Durant cette même période de crise, elle a distribué plus de 200 plats chauds par jour et a également assisté plus de 2000 familles dans la fourniture d’abris et  logements provisoires.  Plus récemment, OPERATION HOPE a continué à assister plusieurs camps sinistrés avec la coopération de la Croix Rouge Internationale dans l’amélioration temporaire de la condition de ces familles démunies.

CONTEXTE GENERAL DU PHENOMENE DE RAPATRIEMENT

Le refoulement des haïtiens de la République Dominicaine s’inscrit dans un contexte de non appartenance et de dévalorisation culturelle passées d’une génération à l’autre. Les héritiers des grands propriétaires terriens sont soit partis à l’étranger faire des études pour ne plus revenir soit ont liquidé leurs biens pour s’approprier une autre vie en ville rejetant et reniant les bienfaits de l’agriculture.  Les terres abandonnées tombent en déshérence ou sont livrées au pillage et à la pullulation des bidonvilles.  Les quelques arbres et arbustes qui survivent sont voués au coupage pour le charbon de bois.  Et puisque  le reboisement est méconnu, une fois le combustible épuisé, ceux-là qui en jouissaient pensent alors à s’évader vers la ville, la capitale ou la république dominicaine.  C’est toujours la hantise d’une vie meilleure.  Il est caractéristique que les jeunes chefs de famille partent et ne reviennent pas ou ne peuvent même pas subvenir aux besoins de leurs familles. Les ressources sont gaspillées, les forces vives sont annihilées.  Et voici toute une génération d’êtres humains qui se retrouvent sans abris, sans protection, sans aucune ressource, sans dignité et sans papiers.  Ils n’ont aucun point d’ancrage. On les appelle encore des victimes.  Victimes de l’ignorance et de la légèreté de leurs parents et grands-parents les voilà  sur une terre qu’on leur dit ne pas être la leur même s’ils y sont nés et y vivent depuis leur naissance.   Les voilà contraints de se rendre sur une autre terre où ils ne connaissent personne voire la langue.  Ils  n’ont rien pour eux, même pas d’identité.

Tout comme la situation économique d’Haïti ils sont marqués par la pauvreté et l’insatisfaction  de leurs besoins sociaux.  Ce cycle migratoire des haïtiens en République Dominicaine se révèle donc être un phénomène ancien soutenu par la volonté politique des deux pays.

Face á une diplomatie datée de plusieurs années sur la question migratoire entre les deux pays, les migrants Haïtiens, les sans-papiers haïtiens vivant en République Dominicaine dont plus de 300,000 sur un total estimé à  plus d’un million, malheureusement, au mépris des accords bilatéraux, sont contraints de retourner en Haïti. 

JUSTIFICATION DE L’INTERVENTION

Pendant qu’Haïti et la République Dominicaine s’engagent dans cette lutte diplomatique, plusieurs milliers de familles ont déjà traversé la frontière vers un avenir incertain, laissant derrière eux tous leurs biens matériels qu’ils ont accumulés durant de rudes années de travail.  Seuls, avec le peu qu’ils peuvent emporter avec eux, ils font encore face  à une situation économique qu’ils fuyaient.  Il est déjà rapporté que plus de 20,000 ont déjà traversé la frontière  á différents points. (EN ANNEXE)

Le Premier Ministre Haïtien M. Evans Paul, devant une situation aussi tragique, demande de faire preuve de solidarité à l’endroit des déportés.  Suivant lui, il s’agirait de l’indifférence des autorités Dominicaines dans la pratique du double langage.  Il réclame l’établissement d’un pacte sur le rapatriement des migrants haïtiens.  Par suite de son interview avec le Nouvelliste en date du 26 Juin 2015, M. Evans Paul a fait mention d’appel à l’ONU face à cette psychose de peur sur le dossier des migrants mais plus particulièrement sur la question d’apatrides.  Cette crise haitianno-dominicaine n’échappe non plus à l’attention du secteur des droits humains, de la société civile et du secteur religieux qui ont signé conjointement le 25 juin de cette année leur position commune vis-à-vis de cette situation Ils estiment que cet état de choses donne lieu à de graves violations des droits fondamentaux et de la dignité humaine. (EN ANNEXE) En effet le respect de la diversification humaine constitue le fondement de la Charte des Nations Unies et une obligation internationale collective.    

PROBLÉMATIQUE DE LA REINSERTION SOCIOÉCONOMIQUE DES RAPATRIÉS

L’acte majeur de la stratégie d’accueil des rapatriés a consisté à la mise en œuvre de l’OPERASYON LAKAY.

Les difficultés liées à la réinsertion socio-économique des rapatriés se manifestent essentiellement de façon transversale dans plusieurs secteurs : logement, alimentation, santé, eau, éducation,  agriculture, action sociale, administration, assainissement et sécurité.

C’est la raison pour laquelle OPERATION HOPE FOR CHILDREN OF HAITI (OHFCOH) prévoit deux grandes phases d’intervention dans ce vaste programme de réinsertion : la première phase devant s’intéresser essentiellement aux besoins sociaux d’urgence (abri provisoire, alimentation, santé et éducation) et la deuxième phase tout en maintenant les acquis de la première, mettra en œuvre des  activités économiques génératrices de revenus dans les domaine de l’agriculture, l’élevage, du commerce et de la construction de logements sociaux.

POTENTIALITÉS, OPPORTUNITÉS ET CONTRAINTES SOCIOÉCONOMIQUES D’HAITI

Malgré cette tempête qui se rapproche à grands vents sur Haïti, il est possible de la contrer et même en profiter pour dégager des opportunités jusque-là inexploitées à condition de s’y préparer de manière soigneuse et rigoureuse.  OPERATION HOPE FOR CHILDREN OF HAITI (OHFCOH) en a fait l’exercice et veut contribuer non seulement à contrer la menace mais aussi à participer à l’identification des potentialités et leur mise à profit dans un vaste programme  d’accueil et de réinsertion socioéconomique des rapatriés.  

Ces opportunités existent en termes de terres agricoles et de possibilités pour le développement de commerce, de scolarisation et d’apprentissage de métiers manuels avec l’encadrement d’ONGs pour l’insertion socioéconomique des rapatriés. 

Toutefois, les contraintes principales proviendraient d’un manque ou d’absence de ressources financières pour l’exécution du plan.  Un laxisme ou une indifférence face à cette situation serait ne pas en saisir l’impact négatif sur le pays en général.

Ce plan s’impose donc comme une nécessité d’intervenir en vue de faire échec aux manifestations d’une crise humanitaire et sociale  sans précédents.  

La mise en œuvre du plan, permettra, dans un premier temps d’accueillir les rapatriés de façon ordonnée et contrôlée pour leur donner confiance en eux-mêmes et en leur patrie dissipant ainsi toute racine de frustration par insatisfaction des besoins primaires pouvant aboutir à une recrudescence de délinquance.

Dans un deuxième temps, la phase d’insertion socioéconomique par l’alphabétisation, la scolarisation, l’apprentissage de métiers manuels, l’accès aux soins de santé contribuera significativement à réduire le chômage, à freiner l’abandon des terres et l’exode rural et à faire un shift vers le développement des différentes communautés.

OBJECTIFS ET STRATÉGIES D’APPUI A LA REINSERTION SOCIOÉCONOMIQUE DES RAPATRIÉS

Objectifs

L’objectif général du plan d’appui à la réinsertion socio-économique de l’OPERASYON LAKAY initiée par OHFCOH et ses partenaires est de favoriser la lutte contre la pauvreté et de mettre en place  des conditions optimales pour un épanouissement social des rapatriés dans leurs milieux d’accueil.

Pour atteindre cet objectif global, des objectifs ont été définis dans six (6) domaines pour les deux phases de l’intervention.

Phase I

1-    Objectifs dans le domaine de l’action sociale :

- Apporter une assistance alimentaire d’urgence à 22,500 rapatriés et aux familles vulnérables d’août à décembre 2015;

- Favoriser l’intégration sociale des rapatriés dans leurs communautés d’accueil ;

- Mettre en place un système statistique fiable de collecte et de traitement des données sur les rapatriés;

- Renforcer les capacités opérationnelles de la Protection Civile;

2-    Objectifs dans le domaine de l’éducation et des compétences manuelles :

- Assister le MENFP (Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle) à favoriser la scolarisation de 75% des élèves et étudiants rapatriés d’ici octobre 2017 ;

- Accroître de 50% le taux d’alphabétisation des rapatriés ;

- Aider le MAST (Ministère des Affaires Sociales et du Travail) à identifier les compétences manuelles des rapatriés dans le domaine de la construction, de l’élevage et de l’agriculture en vue de la deuxième phase ;

3-    Objectifs dans le domaine de la santé, de l’eau et de l’assainissement :

- Procéder systématiquement à une évaluation médicale et psychologique complète de tous les rapatriés et assurer le suivi régulier de leur état de santé ;

- Maintenir un dossier médical de chaque rapatrié ;

- Fournir au MSPP (Ministère de la Santé Publique et de la Population) un rapport statistique mensuel de l’état de santé des rapatriés ;

- Eduquer avec la Croix-Rouge Haïtienne les rapatriés sur les bonnes habitudes à adopter en matière d’hygiène personnelle  et environnementale pour la consommation de l’eau, l’utilisation des blocs sanitaires et leur entretien ;

- Appuyer la DINEPA (Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement) à assurer à 90% la couverture des besoins en eau potable dans les milieux d’accueil des rapatriés ;

- Supporter le MSPP à réduire de 80% les risques de prévalence des pathologies oro-fécales ;

- Contribuer à la protection de l’environnement ;

Phase II  (En plus de Maintenir les objectifs de la phase I)

4-    Objectifs dans le domaine agricole :

- Promouvoir la sécurité alimentaire des rapatriés et des familles vulnérables ;

- Promouvoir la production animale en faveur de 25% des rapatriés ;

5-    Objectifs dans le domaine de l’emploi :

- Faciliter l’intégration des rapatriés dans les différents secteurs d’activité ;

- Contribuer à la formation professionnelle de 25% des jeunes et adolescents rapatriés ;

- Utiliser les compétences manuelles des rapatriés identifiées à la première phase et les intégrer dans les secteurs d’activité en construction, agriculture et commerce ;

6-    Objectifs dans le domaine de la promotion de la femme rapatriée :

- Faciliter l’accès à 50% des femmes rapatriées aux activités génératrices de revenu.

Stratégies

En vue d’atteindre ces objectifs, OHFCOH a retenu une stratégie qui privilégie d’emblée l’approche participative pour la mise en commun des actions et des compétences tant au niveau étatique qu’au niveau communautaire à travers les ONGs de manière à agir non seulement avec une force pouvant intervenir simultanément à différents points des zones frontalières mais également avec intelligence.

DESCRIPTION DU PLAN D’OPERATION DE RAPATRIMENT OPERASYON LAKAY

La stratégie d’actions intégrées pour la réinsertion socioéconomique des rapatriés représente la charnière de la mise en œuvre de l’OPERASYON LAKAY

Ce plan, au fur et à mesure de son développement, tiendra compte des réalités existantes non seulement pour la mobilisation de ressources dans un cadre de concrétisation de la réinsertion des rapatriés mais aussi pour l’étude des moyens à entreprendre pour faciliter l’accès au marché du travail des différents groupes de défavorisés sur place.

Les activités à réaliser sur la période de 2 ans et 5 mois sont regroupées en 2 phases :

PHASE I

- Les actions humanitaires d’urgence : abris provisoires, alimentation et santé (août à décembre 2015);

PHASE II

- Les actions à court terme (janvier à décembre 2016);

- Les actions à moyen terme (janvier à décembre 2017).

PHASE I

Les actions humanitaires d’urgence

Les actions humanitaires d’urgence consisteront à loger les rapatriés dans des abris provisoires et à leur apporter une assistance alimentaire et sanitaire d’urgence d’ici la fin de l’année 2015.

PHASE II

a-    Les actions humanitaires prioritaires à court terme

Au-delà des actions humanitaires d’urgence, une priorité sera réservée à la couverture des besoins prioritaires des rapatriés. Il s’agira de prendre en charge leurs besoins vitaux dont la satisfaction est indispensable au cours de l’année 2016.

b-    Les actions humanitaires de renforcement à moyen terme

Elles s’inscrivent dans le cadre de la poursuite du renforcement et de la consolidation des actions du plan en vue d’une réinsertion harmonieuse des rapatriés dans leurs milieux d’accueil. Il s’agit des actions à réaliser en 2017.

OPERATIONALISATION

Description de la 1ère phase

1-    Le transbordement, le pré-enregistrement et le transport vers le camp d’accueil

Il sera fait un accord avec les autorités dominicaines par l’intermédiaire de l’Ambassade d’Haïti en République Dominicaine ou par une tierce personne autorisée pour que les rapatriés soient reçus par OHFCOH du côté haïtien de la frontière.

Dix autobus de 45 places chacun feront le trajet de Sous Zabèt à la frontière haïtiano-dominicaine à raison de un (1) voyage par jour par autobus du lundi au mercredi pendant  3   semaines consécutives et le lundi seulement à la 4ème semaine  pour un maximum de 4500 personnes ou 1000 familles  par mois en considérant qu’une famille moyenne compte environ 4.5 personnes.

Le premier groupe d’autobus sera identifié d’A1 à A5 et le 2ème groupe de B1 à B5.  Le premier  groupe d’autobus arrivera à la frontière à 9 heures AM.  Chaque autobus aura à son bord avec le chauffeur un travailleur social (TS) un traducteur parlant l’espagnol et le créole (TE) et un agent de sécurité (AS).  Les TS et TE  se chargeront du premier niveau d’accueil des rapatriés. Tout ce personnel sera en uniforme et bien identifié.

Les autobus en plus de leur identification arboreront le drapeau haïtien, histoire de montrer aux rapatriés qu’ils seront reçus en toute dignité par leur patrie.  Une fois à la frontière, les rapatriés seront salués par les TS, TE et AS.  Les consignes leur seront communiquées à travers le porte-voix du superviseur venu du bus A1.  Ce superviseur sera lui aussi un TS. C’est un superviseur des travailleurs sociaux (STS).

Les rapatriés seront organisés avec leurs effets par colonne de 45 face au bus dans lequel ils seront placés.  A1 étant la première colonne de gauche et B5 la dernière colonne de droite.  Les TS et les TE procéderont alors à la distribution des maillots (T-shirt) blancs portant les couleurs et l’emblème d’OHFCOH ainsi que le label LAKAY.

Les TS et TE procéderont ensuite au pré-enregistrement des rapatriés en utilisant les codes suivants : A1-1, A1-2, A2-30, A5-45,  B1-1, B1-12, B2-10, B3-25, jusqu`à B5-45.  Ces codes seront inscrits sur un carton d’identification, genre bristol, avec le nom du rapatrié, le jour et la date.  Le carton sera mis dans une enveloppe en plastic  attachée à un collier qu’on demandera au rapatrié de passer à son cou.  Chaque TS reportera sur son pad d’enregistrement les mêmes informations.

On terminera  le processus avec la colonne A1 dont les membres pourront prendre place dans l’autobus A1 avec leurs TS, TE et AS.  L’autobus A1 pourra partir sous le signal du STS une fois que tous les membres seront assis et que toutes les vérifications auront été faites.  On laissera un intervalle de 10 minutes avant de démarrer avec A2 et ainsi de suite.  On laissera un intervalle de 15 minutes entre le départ d’A5 et le début du pré-enregistrement de B1 de manière à ce que tous les autobus n’arrivent pas en même temps au camp LAKAY à Sous Zabèt.

2-    L’arrivée au  camp d’accueil et l’identification

Tous les autobus entreront par la barrière principale du camp LAKAY à Sous Zabèt.  Le 1er autobus, donc A1, stationnera à l’espace prévu à cet effet, face à l’administration à l’extrême droite alors que le B5 sera à l’extrême gauche.

Au fur et à mesure que les autobus arriveront, les passagers se placeront par colonne de 45 en avant de leur autobus respectif encadrés par leurs TS, TE et AS respectifs.  Une fois les colonnes organisées, il sera servi un repas chaud et une boisson à chaque rapatrié.

En avant de chaque colonne, il y aura un poste d’enregistrement électronique avec une caméra, une imprimante de cartes d’indentification, un bureau, une chaise, et un laptop. Un technicien informaticien (TI) occupant chaque poste procédera à la prise de photos pour la carte et à l’enregistrement  définitif en se servant des données du pré-enregistrement mais cette   fois-ci en y ajoutant les paramètres démographiques, le nombre de temps passé en république dominicaine, la langue d’usage, le niveau d’instruction, le statut marital, le nombre d’enfants, leurs noms et âge, le corps de métier et le nom d’un(e) proche au lieu d’origine.  Ces informations serviront à catégoriser les rapatriés pour l’assignement de leurs quartiers et la détermination du temps de séjour au camp.

Les TI seront assistés des TS et des TE dans cette tâche et les AS s’assureront que le processus se déroule de façon harmonieuse.

Le tri sera fait immédiatement pour constituer deux groupes :

a)    1 groupe pour séjour temporaire. Ce sont ceux qui auront pu déclarer avoir un lien familial en Haïti et qui en auront donné les coordonnées (département, commune, section communale).

Ils seront identifiés de la manière suivante par leur badge numérisé :

STA1-1 à STB5-45, le nom au complet, la date de naissance, la section communale de référence, la commune, la date de l’enregistrement au Centre d’Accueil LAKAY.

Ces renseignements seront fournis immédiatement à la Protection Civile qui aura 10 représentants (1 par département géographique) sur place en permanence de manière à effectuer les démarches de réunification familiale.

b)    Un groupe pour séjour prolongé.  Ce sont ceux-là qui n’auront pu produire aucune référence familiale.  Ils seront alors catégorisés en 3 sous-groupes :

i-   Ceux qui auront déclaré avoir un métier.

Ils seront identifiés par leur badge numérisé de la façon suivante : SPMA1-1 à SPMB5-45

ii-   Ceux qui n’auront déclaré aucun métier

Ils seront identifiés de la façon suivante avec leur badge numérisé : SPSMA1-1 à SPSMB5.

iii-   Le lendemain le groupe des SP sera encore trié pour dénombrer et identifier les alphabétisés et les scolarisés à partir d’un test de lecture et d’écriture, car les cours pour les adultes, les jeunes et les adolescents débuteront sans tarder.  A cet effet OHFCOH utilisera les services des étudiants de l´Ecole Normale.

3-    L’évaluation médicale

Au fur et à mesure que les colonnes seront identifiées, elles seront dirigées vers le service médical pour :

a)    L’ouverture du dossier médical

b)    L’évaluation psychologique

c)    L’évaluation médicale proprement dite

d)    Les examens de laboratoire

e)    La vaccination

OHFCOH a contracté à cet effet les services de l’Institut ClinicA qui a déjà fait ses preuves dans la médecine de masse lors du tremblement de terre et à l’occasion d’interventions régulières en zones difficiles.  Toutes les activités de santé seront sous la responsabilité de l’Institut ClinicA qui fonctionnera selon les normes et recommandations du MSPP.

Toutes les informations recueillies seront enregistrées sur une base de données électronique pour être transmises quotidiennement au MSPP.  Un rapport mensuel électronique consolidé sera également produit  pour les besoins d’analyse et de décision des autorités sanitaires.

4-    L’assignation aux quartiers

Au sortir de l’évaluation médicale, chaque rapatrié recevra :

a)    Un T-shirt

b)    Un paquet de literie (1 oreiller, 2 couvertures)

c)    Un kit de toilette (savon, patte à dents, une brosse à dents,  boite de serviettes sanitaires,  papier de toilette, 2 cuvettes)

d)    Un kit de cuisine (jeu d’ustensiles, assiette, gobelet,)

Une fois ce matériel reçu ils seront conduits à leurs quartiers en fonction de leurs groupes respectifs.

5-    La recherche de liens

La Protection Civile, avec les informations reçues, contactera ses représentants dans les différents départements ainsi que les autorités des localités désignées afin d’identifier correctement les contacts fournis et d’en établir le lien avec les rapatriés.

6-    Les temps de séjour et les règles de sécurité du camp

OHFCOH a prévu que la durée de séjour des ST au camp LAKAY ne devrait pas dépasser  huit (8) jours.  Cependant tous les rapatriés ST ou SP   bénéficieront des mêmes traitements, jouiront des mêmes privilèges et seront soumis aux mêmes règles de conduite et de sécurité pendant toute la durée de leur séjour au camp. 

7-    L’exit et la réinsertion

Au fur et à mesure que les contacts des liens familiaux, se seront précisés, un autobus partira chaque jeudi  en direction de chacun des dix départements géographiques du pays.  Chaque autobus aura à son bord un membre de la Protection Civile, un TS, un TE et un AS (les mêmes qui avaient reçu les rapatriés dès la frontière).

Au départ de Sous Zabèt, l’autobus s’arrêtera au commissariat afin de signifier le départ du groupe en ce jour.  Le commissariat en fera le constat avec le juge de paix, le représentant de la Mairie et une copie du procès-verbal renfermant tous les noms du groupe et leur destination sera remise au TS.

OHFCOH transmettra une copie du procès-verbal à la Protection Civile, à la Mairie, au ministère de l’Intérieur, au MAST, et au MSPP.

Arrivé sur les lieux, le groupe sera reçu par le représentant du sous-commissariat, le juge de paix, le représentant de la Mairie,  l’ASEK ou le KASEK.  De même, un procès-verbal sera dressé signifiant l’arrivée des rapatriés dans leurs localités respectives. La copie du procès-verbal fera le même parcours.

Le représentant de la Protection Civile, les TS, TE et AS auront pour devoir d’accompagner chaque rapatrié à sa destination finale et de prendre contact avec la famille d’accueil.

Le TS étudiera  la taille de la famille, le statut socioéconomique, l’état de la maison, la grandeur de la propriété, les possibilités d’exploitation agricole et d’élevage.  Le rapport du TS à la Direction d’OHFCOH devra permettre de conclure avec la famille d’accueil un accord pour le relèvement de cette famille (aide à la construction, agriculture,  élevage, commerce.)

Plan de réinsertion socioéconomique

Les Acquis du programme

1-    OHFCOH a entrepris une campagne de mobilisation sociale qui a déjà gagné à sa cause plusieurs associations et particuliers qui ont manifesté matériellement leur conviction par rapport à la situation des rapatriés.

C’est ainsi qu’une famille a mis à la disposition d’OHFCOH une vaste propriété de 125 hectares pour la construction des logements sociaux.  Les termes de cet accord sont en annexe.

2-    Une discussion a déjà été entreprise avec M. Jerry Mourra, qui positivement a répondu á la campagne de mobilisation d’OHFCOH.  Comme Président de la SHAISA (Société Haïtienne d’Agro Industrie, SA), M. Mourra, depuis plus de 40 ans travaille dans les secteurs Agro industrie et de l’agriculture.  Egalement Vice-président de la SONAPA, SA (Société Nationale de Production Agricole, SA) M. Mourra a fait preuve d’intérêt et de connaissance dans le domaine agricole.  Comme Fondateur et Président d’ANAPAAH (Association Nationale de Production Agricole pour l’Avancement de l’Agriculture Haïtienne), une organisation agricole de forte capacité de production de tomates pour exportation, il regroupe aujourd’hui plus de 64 associations qui sont affiliées avec un total de plus de 22,000 membres.  Considéré comme le pilier de l’Agriculture, ANAPAAH a travaillé de concert avec le « Winner Project » sponsorisé par l’USAID. 

C’est ainsi que, dans un intérêt commun d’aider les rapatriés, M. Jerry Mourra a mis à la disposition d’OHFCOH une spacieuse propriété de 77 hectares qui servira de CENTRE D’ACCEUIL et de production agricole.  Une entente et a été conclue entre OPERATION HOPE et ANAPAAH pour employer à temps partiel 6,000 rapatriés.  Cette entente est officialisée dans un mémorandum d’accord en annexe.

Description du Centre d’Accueil LAKAY a Sous Zabèt

Le centre d’Accueil LAKAY mis à la disposition du projet par Jerry Mourra, président de l’ANAPAAAH, est une vaste propriété de 77 hectares de terres arrosées donc cultivables à Sous Zabèt, localité (section communale de Fonds Parisien) située à 18 km de la frontière haitianno-dominicaine, distance pouvant être parcourue en 20 minutes en transport en commun.

Au Centre d’Accueil LAKAY, les SP seront alphabétisés.  Leurs enfants seront scolarisés sur place.  Les adolescents et les jeunes adultes bénéficieront d’une formation professionnelle.

Ceux- là qui auront démontré une compétence de métier dans la construction auront la possibilité de travailler à la construction de leurs propres maisons dans le contexte d’un programme de logements sociaux.

Les éleveurs seront encadrés techniquement et financièrement pour l’élevage d’animaux destinés à la consommation et au commerce du bétail.

Les services des agriculteurs seront mis à profit par l’ANAPAAAH.

BUDGET DU PLAN OPERATIONNEL

La mise en œuvre du plan opérationnel qui couvre six (6) domaines nécessitera la mobilisation d’un budget total de ($82,676,678.96 USD ) ainsi présenté dans le tableau (EN ANNEXE).

NOTE : OHFCOH prévoit dans ce plan d’accueillir 54,000 sans papiers venant de la République Dominicaine mais l’organisation demeure ouverte à la forte probabilité que l’affluence dépasse largement ce chiffre.   

COORDINATION, SUIVI ET EVALUATION

Sous la direction du Ministère de la Planification, il se formera un comité des partenaires techniques et financiers.  Ce comité sera responsable de la coordination et du suivi-évaluation du programme.  Ce comité mettra en place le calendrier de suivi et en élaborera les outils ainsi que les paramètres à suivre.

Le comité pourra désigner par appels d’offre  une firme externe qui devra se charger de l’évaluation à différentes périodes de l’intervention :

1-    A la fin de la phase I

2-    A mi-parcours de la phase II A

3-    A la fin de la Phase II A

4-    A mi-parcours de la Phase II B

5-    A la fin de la Phase II B

CONCLUSION

Face à cette condition poignante dans laquelle se trouvent les haïtiens en République Dominicaine, il  est impossible de rester comme simple observateurs.  Ainsi dans un souci de respect de la dignité humaine OPERATION HOPE FOR CHILDREN OF HAITI (OHFCOH) suggère, que toutes les forces se rassemblent  de manière  à apporter immédiatement à ces déportés une aide structurée selon les principes des droits fondamentaux de la personne.   

Ne pouvant rester insensible á cette tragédie, OPERATION HOPE propose un Plan d’Accueil vers une réinsertion familiale et sociale à partir du  Centre d’Accueil de OPERASYON LAKAY pouvant accommoder au moins 1000 familles par mois en extrême difficulté avec les supports logistiques sur place aptes à  faciliter la rotation des entrées et sorties du CENTRE D’ACCEUIL vers des logements sociaux suivant  un plan d’urbanisation spontanée avec emplois saisonniers pour les cultivateurs et ouvriers de la construction.

OPERATION HOPE reste convaincu que les premiers secours et les suivis concertés seront une affirmation de support  aux haïtiens frappés de déportation.

 

Operation Hope and  CHOMEG

Hospital and Nursing School project

Success through Teamwork, Partnership and Faith, a Commitment Above Self.

With a combined experience of 24 years, OHFCOH and CHOMEG have been tirelessly committed to the health and educational challenge of Haiti.  With the acquisition of 3 buildings two in Mais Gate one of which identified as “Building 1” is housing the “Centre Hospitalier” with 18 bed capacity equipped with an Operating Room and one of our schools with 300 enrolled students.  The second “Building 2” right across, offers the following medical services: OBGYN, DENTAL, LAB and PEDIATRICS both in proximity to the Port-au-Prince International airport where we will be ready to provide care to our visiting Diaspora in case of an emergency.  The third building located in Carrefour with an enrolment of 250 students from which 69 students graduated recently this December 2013.  Our future Campus site is located at Source Matelas just before Cabaret on the National Route # 1 and a retreat waterfront site located South off Leogane.

How it began

For the past 20 years we have had the opportunity to travel the entire island of Haiti where we have offered Humanitarian assistance and Medical Clinics in the most remote areas.  Following the earthquake of 2010, we were one of the first organizations to set up an Urgent Medical Clinic in Diquini Carrefour working with thousands of Medical Volunteers where we provided urgent care to over 180,000 people.

As of today, we have used our own resources with the help of friends and family members however, the commitment being so great we think it's time that we reach out to you to help us concretize this dream. 

FOOD BANK PROJECT

PROJECT TITLE: FOOD BANK  With the objective to assist family in needs                                                                                                                    February 2012                                                                                                                                                                                                                                         Written and submitted by Dr. Eddy Delaleu, D.D. Founder/President                                                                                                                                  REVISED MARCH 1, 2012

 SOMMAIRE

 1.       Project Title

2.       Headquarters

3.       Introduction

4.       Operation Hope Standard Model

5.       History

6.       Operation Hope today

7.       Our Partners

8.       Project duration

9.       Key component of the project

10.   Responsible Non Government Organizations

11.   Target population

12.   Context

13.   Justification

14.   Objectives

15.   Description of Activities

16.   Expected Results

17.   Target Groups

18.   Need in Human Resources

19.   Material and Equipment need

20.   Projected Budget

 1-      PROJECT TITLE                                                                                                                                                             

FOOD BANK

Concept to put into application a “FOOD BANK” program to benefit needy families initially in the metropolitan areas of the West Department and other target zones in other Departments of the Country through non-profit agencies/partners serving as distributors.

 2-      HEAD QUARTERS

This project has been conceived in Tabarre in collaboration with Operation Hope Partners and members and developed at the OHFCOH Head Quarters LOCATED in Marin, La Plaine in the commune of Croix des Bouquets.  This project will be implemented in the metropolitan areas of the West Department and other target zones in other Departments of the Country.

 3-      INTRODUCTION

After several years of observation, Operation Hope members have come to realize the necessity to implement the “<B style="mso-bidi-font-weight: normal">FOOD BANK</B>” approach in order to assist needy families in a more human and systematic draw near.&nbsp; In the past we have seen and even joined different scattered distributions with no method in place to follow up or even produce substantiate reports to allow some form of continuity.&nbsp; In this loom, we wish to differentiate between a hot dish and a “sometime” kit designed to alleviate a moment in someone’s life. &nbsp;

As a non-profit, charitable organization; we plan to distribute mostly donated food to a wide variety of agency members and partners who in turn will distribute the food to needy people whose families have been screened and registered to our data base.  We will solicit the food from the largest sources of food like: for-profit growers, manufacturers, distributors and retailers who in the normal course of business have excess food that they cannot sell.

After categorization and confirmation of our stock the food will be distributed to our non-profit community agency members, including but not limited to food pantries, soup kitchens, homeless camps, orphanages, and schools, providing each recipient has been screened and registered.

4-      OPERATION HOPE STANDARD MODEL

With thousands of food banks on six continents there are many different models. However there are some elements that many food banks share.  The standard approach we will use is typically a food bank that will run a centralized warehouse.  However, contrarily to most food banks around the world, for security reasons, Operation Hope will use a different building at a different location for its food distributions. 

The largest portion of our expected donated food will come from non perishable school food drives and from food leftover from the normal processes of for-profit companies. “This food can come from any part of the food chain, e.g. from growers who have produced too much or whose food is not visual appealing enough, from manufacturers who overproduced, or from retailers who over-ordered. Often the product is approaching or past its "expiration", "sell by" or "best by" date”. In such cases, Operation Hope will work closely with the food industry and regulators to make sure the food is safe and legal to distribute and eat.  In some instances, based on emergency situations and availability of funds, Operation Hope will buy food either at market prices or from wholesalers and retailers at discounted prices, often at cost.

There after the food will be then distributed to registered individuals and member partners (Food aid agencies, schools, religious or secular groups) with complete registration of beneficiaries.  The type and nature of the individual recipient or agency will vary depending upon the policies we will set into place.

5-      HISTORY

The world's first food bank was the St. Mary's Food Bank Alliance in Arizona, begun in 1967.

In 1965 John van Hengel while volunteering for a community dining room learned that grocery stores disposed of food that had damaged packaging or was near expiration. He started collecting that food for the dining room but soon had too much for that one program. He thought of creating a central location from which any agency can receive donations. With the help of St. Mary's Basilica, the first food bank was born.

Food banks quickly spread across the United States. By 1976, the precursor to Feeding America was established. Their network of 200+ food banks provided support for 90,000 projects. Other large networks exist such as Ample Harvest which lists some 33,000 food pantries that can utilize overproduction of fresh produce.

UK FOOD BANKS

In the UK the food bank concept has grown enormously in recent years. Salisbury-based charity The Trussell Trust co-ordinates over 160 of the UK's food banks, using churches to collect the majority of their donated dry goods food; supermarket-drives collect about 1/3 of their donated food. The charity suggests that the credit crunch has led to an upsurge in the number of people needing emergency food and led to more than one new food bank being opened every week in 2011. Trussell Trust aim to support people for the short time while the system has not caught up with their problems, what their literature calls 'falling into the cracks in the system'. The Trussell system is for those in need to be referred by qualified outside agencies.

SOUTH AFRICA

Formed in 2009, Food Bank South Africa (Food Bank SA) is South Africa's national food banking network and a member of the Global Food Banking Network. Food Bank SA's vision is "A South Africa without hunger and malnutrition".

WORLDWIDE

Since the 1980s food banking has spread around the world. There are over 20 countries with active food bank groups under the umbrella of the Global Food banking Network.

 6-      OPERATION HOPE TODAY

Historically, a grand majority of Haitians have been suffering from hunger, undernourishment, lack or absent of employment leaving the country on a fine line of death and survival.  Adding to these facts, the earthquake of January 2010 plummet the poverty level to a time record low ever experienced or seen in this country.  Operation Hope immediately was engaged in the distribution of 2000 hot meals a day with the assistance of foreign partners and the creation of “CANTINES POPULAIRES” in key areas deserving the displaced families in the metropolitan area and its vicinities.  Soon after many follow the idea but before long, called it quit as everyone began to get use to the unusual.  Despite all the difficulties and lack of support, we kept the program going with a small number of sites.

Today however, after reviewing and evaluating the actual conditions of the needy and looking at the entire picture, Operation Hope proposed to advance with a sustainable and lasting “FOOD BANK” program with which individual registered recipients will guarantee one minimum monthly food bag/kit/or box for at least a year.    In this approach we plan on pioneering as the country’s hunger-relief organization working to end food poverty throughout the country beginning in the West Department.  As such, our mission is to end hunger in the country by organizing food, information and support for community survival and dignity.  As the country's hub for integrated food poverty assistance, Operation Hope FOOD BANK will tackle the hunger issue on three fronts — food distribution, nutrition education and  income support which we plan to begin implementation three years down the line while all strategies will be supported and guided by statistical surveys and research.

There is a non specified number of Haitians who experience difficulty eating one meal a day.  This astounding number continues to increase especially as we come to realize that the donated food supply is dropping considerably to an all-time low and food costs skyrocket as Haitians produce less and less while importing all basic common basic necessities.  To address this issue, Operation Hope ‘FOOD BANK” will procure and distribute food to a network of more than 500 community-based member programs within the West Department during the first year of its inception, helping to provide 200,000 free bag/kit/or box of meal once a month for all Haitians in need. In addition, we will seek international-funded nutrition education programs with the hope to reach approximately 30,000 children, teens and adults. Within three years, we will begin implementation of an income support services including a “food stamp” system, vocational training and job search, helping them to achieve greater dignity and independence.  Working toward long-term solutions to food poverty, Operation Hope “FOOD BANK” will develop policy and conducts research to inform communities, international partners and the government on efforts being made and occurring changes.

As an independent, nonprofit 501(c) 3 organization, Operation Hope meets Haiti’s (since 2007) and the Better Business Bureau's charity standards (since 1997).

7-      OUR PARTNERS

Fighting hunger requires teamwork. Operation Hope “FOOD BANK” will work and seek the cooperation of non-profit partners, a variety of colleagues who support our efforts to eliminate hunger throughout Haiti.  In addition we will seek support from financial to food donations and in-kind support for events, corporations, businesses and foundations in order to form a powerful alliance with the Food Bank industry to help us feed Haiti’s hungry and eliminate hunger.

8-      PROJECT DURATION

The realization of the projected activities of this project will be in full effect and operational within (2) years of its inception and will be based on a quarterly evaluation an administrative report at the end of every year to substantiate the continuity of the “FOOD BANK” proposed project.  The success of the project will determine its continuity for another 5 year plan.

8-1. Beginning date                                                                November 2012

8-2. Ending date                                                                      December 2017

9-      KEY COMPONENT OF THE PROJECT

This project comprises eight (8) important points of intervention:

-          Find appropriate spaces for a warehouse and a distribution center.

-          Equip and furnish the warehouse and the distribution center

-          Recruitment of a permanent administrative staff

-          Recruitment of a rotating volunteer staff for food packaging and distribution

-          Identify the beneficiaries

-          Recruitment of beneficiaries

-          Quarterly reports

-          Follow up and Evaluation of the project.

 

10-  RESPONSIBLE NON GOVERNMENT ORGANIZATIONS 

 10-1. Project Execution                                                                                                                                OPERATION HOPE FOR CHILDREN OF HAITI

10-2. Financial Organizations                                                                                                                     INTERNATIONAL PARTNERS

11-  TARGET POPULATION                                                                                                                                                                                                                     No wages, Low Wages & Household Income will be taken into consideration.

A majority of Haitian households accessing or wishing to access soup kitchens and food pantries has an annual income below $600, about 65 percent have incomes below $1,200 per year and about 20 percent have incomes below $3,000 per year.  With such statistics, identifying and understanding the underlying causes of hunger is essential to fighting food poverty in Haiti. Recognizing that, Operation Hope members have conducted an informal research into the population of Haitians in need and the country’s ; more precisely the metropolitan area and its vicinities hunger safety net — which includes a wide range of nonprofit and government assistance programs and family members and friends leaving abroad; that tend to recede for various unknown reasons. Our observation shows that the ability of Haitians to afford and access food is affected by issues including, but not limited to, low wages, high cost of living, barriers to accessing non existence assistance programs, no health insurance and care and the inability to afford at least one nutritious hot meal a day in the city's low-income neighborhoods.

Indeed, after the evaluation a decision was taken to begin with this project to begin immediately in the metropolitan area and its vicinities in the West Department before launching it in other areas of the country affected by the same.  Everyone falling into the no income and income range described above and based on family size is qualified.    

12-  CONTEXT

If one should urge to compare US residents’ poverty level and that of Haitian Residents, it will be safe to say that over 7 millions of Haitians live below the poverty level.  In reality when comparing a family of three in the US with an income of $18,000 per year and a family of three in Haiti with an income of less than $600 per year, one will tend to believe and that without exaggeration, that we are looking at two extremes of scarcity.  Yet, both groups are leaving under the poverty level according to the US Census Bureau, American Community Survey 2008 but one has the hope of Federal support through various programs and the other one has no support at all, leaving this group with no hope but its own.

Following the January 12, 2010 earthquake that devastated the nation capital of Haiti and its surroundings, we have observed an increase in Haitian residents accessing soup kitchens, food pantries and emergency dry food programs. Their household incomes are below $600 per year couple with the increase in the cost of food and lack of national agricultural production were not and still are not enroll in any kind of Government supported nutrition assistance programs and have no heath insurance.

The majority of the deprived population is engaged in all kind of survival activities to include some form of entrepreneurial bustle with the hope to satisfy their minimum daily needs.  These activities lately have been reduced considerably.  Therefore, these people are engaged in all variety of work from the informal sector.  In reality, a small number are able to survive thanks to the Haitian Diaspora from Dominican Republic, Canada, the United States, the Caribbean islands and other parts of the world. In fact it is a self maintenance illusion of survival with informal public markets popping up virtually in every corner or every curbside leaving their children on their own without parental surveillance.  As a result not only parents are begging in the streets one will also observe an increase of children doing the same with the hope to collect enough to buy something to eat.  This situation is less visual with the working population who is suffering of the same. They are also in need of a supplemental income or some food assistance program in other to survive.

It is within this context that advised members of Operation Hope have decided to intervene and to move forward with the “FOOD BANK” program to beginning in the West Department mainly in the metropolitan area and its vicinities with the objective to improve progressively the living condition of the people of Haiti.

13-  JUSTIFICATION

Unless we are blind or insensible and not affected by this hunger phenomenon and the poverty that is increasing at an incomparable rate, we will observe and do nothing.  This is a horrible spectacle resulting from years of bad governance, unemployment and lately Mother Nature.  Indeed an attentive observer with a single trip to the metropolitan area will quickly have an idea of this deplorable evolution devastating these families.  

14-  OBJECTIVES

 One (1) fundamental objective and (8) specific objectives are built within this project.

 14-1. Fundamental Objective

 The fundamental objective is to contribute to the nutritional live of children and adults who are in constant vulnerability and more specifically to supply to needy families a monthly pre-packed box or bags of groceries whether directly or indirectly through our trained agencies.

 14-2. Specific Objectives

 a)      Set up the operation based on Physical space, equipment and personnel

b)      Set up donors list and sponsors

c)      Recruit, register and train Food Pantry Agencies

d)      Register and ID all recipients, members of this program

e)      Improve the living condition of needy families or individuals with a pre-packed box or bags or groceries while upholding the dignity of the client

f)       Prepare a monthly statistic report based on number of children, adults and seniors served and number of meals per bag

g)      Periodically prepare a status report on different activities of this project with the goal to make on time necessary corrections

h)      Meals on wheel program for the elderly and disable

15-  DESCRIPTION OF ACTIVITIES

15-1. Physical space, equipment and personnel

a-      Physical Space                                                                                                                                                                                                                              Initially acquire a vacant land to build a warehouse or sign a safe and secured 5000 square feet warehouse lease agreement. (With the possibility to expand) 

b-      Equipment                                                                                                                                                                                                                                  Purchase two 20 foot box trucks, 3 cargo vans, 2 Hand trucks, 10 Computers and peripherals, ID Card Machine and supply (Cards and Ink), a copier, 2 coolers, desks, refrigerators, freezers, adjustable shelving, tables and chairs, clipboards, folders, office supplies and others.

c-      Personnel                                                                                                                                                                                                                                            Hire 10 staff employees and 6 helpers.  Recruit local and foreign volunteers on a rotation basis through different NGO s.

 15-2. Set up donors list and sponsors

 Operation Hope administrative team is contacting and soliciting parteners/donor’s participation and recurring sponsors.

 15-3. Recruit, register and train Food Pantry Agencies

 Operation Hope will recruit churches and qualified Local organizations capable and willing to participate in our ongoing training.  Setting up Food Pantries is like putting a small puzzle together that requires some basic knowledge in food handling, packaging and distribution.  Once these agencies complete the initial training, they will be officially recognized, certified and registered with OHFCOH’s Food Bank.

 15-4. Register and ID all recipients, members of this program

 Each individual or individual representing a family will be ID and registered.  The interested applicant will fill out or assisted in filling out an agency form in which some pertinent information will be required such as: NIF/CIN government identification number (mandatory), family size, children and their sex, school, work information etc. Once completed, client will be interviewed by an agency worker.  Upon approval of the application process client will be required to disburse a participating yearly membership fee of $6.25 or the equivalent of HT 250.00 and will be issued a plastic photo Agency ID valid for a year.  A designated day of the first week of every month will be given to client for food/grocery pick up. 

 15-5. Improve the living condition of needy families or individuals with a pre-packed box or bags of     groceries while upholding the dignity of the client

 Local and foreign volunteers will individually packed boxes or bag of groceries (with enough food to feed the individual clients families for at least five days) based on their family size.  For Affiliated Registered Agencies unable to pick up their monthly groceries, volunteers will pack our 20 foot trucks for delivery.  Volunteers will also pack skids for immediate pick up by those agencies with available transportation.

 15-6. Prepare a monthly statistic report based on number of children, adults and seniors served and number of meals per bag

 A monthly Statistic Report will be submitted monthly by all Affiliated Registered Agencies as well as one from the Headquarter for local pickups.  This collection of data will be evaluated and analyzed to better serve the community and improve our services. 

 15-7. Periodically prepare a status report on different activities of this project with the goal to make on time necessary corrections

 A quarterly Status Report will be submitted monthly by the Headquarter based on statistic reports and on site visits of Affiliated Agencies.  This collection of data will be evaluated, analyzed and made available to our partners and sponsors upon request this data will be used as well to make corrections where appropriate, to better serve the community and therefore improve our services. 

16    EXPECTED RESULTS                                                                                                                                                                                                                     Based on our guidelines, we expect to have an initial 1000 registered members during the first 30 days of operation and sign up the same monthly as we increase proportionately our warehouse with nutritional resources and provide to our Agencies with educational resources for their food pantry workers and their clients.

As much as we would like to offer a Client Choice, we will be limited in Food Group Resources.  However our main group will be GRAINS in which we’ll target donations of rice, pasta, oatmeal, corn meal, cereal and flour.  As we progress we will add PROTEIN to include peanut butter, tuna, canned beans and canned meat.  We intend to contact and work with local farmers to supply us with their excess or at risk VEGETABLES and bakers for their excess bread.

Our Food Bank will be the first and as such will serve as a pioneer to assist not only the unemployed but also the employed that will fall under our poverty guide line. 

   16-  1. Results directly related to the dynamic of the project

a-      Site and space preparation

b-      Budget preparation for construction or space renovation

c-      Recruitment  of a construction or renovation personnel

d-      Completion of construction or renovation

e-      Requisition preparation

f-       Acquisition of materials and equipment

 16-2. Results directly related to the administration and evaluation

a-      Follow up and evaluation of the project

b-      Recruitment and hiring of a qualified personnel

c-      Final report

d-      At least an average of 12,000 people will receive bags or boxes of grocery per month for a 12 month membership.

e-      Reduction of hunger and increase in nutritional product intakes.

 17    TARGET GROUPS

 The fundamental objective is to contribute to the nutritional live of children and adults whether from employed or unemployed families who are in constant vulnerability. (Police officers, Bank employees, Government employees, Hospital workers, Nurses, Teachers, Factory workers etc… and the unemployed).

For these target groups, this project is of two folds: Provide a balance meal and enough as supplement based on family sizes located initially in or near the metropolitan area in the West Department.

18-NEED IN HUMAN RESOURCES

 Construction or Renovation of leased facility 

a-      Engineer/Forman

b-      Construction workers

c-      Construction/Renovation Foreign Volunteers

d-      Other local technical professional services

Administration personnel and staff 

a-      Director of Services

b-      Human Services Director

c-      Supervisors

d-      Office personnel

e-      Logistics Director

f-       Hi-Lo Operators

g-      Drivers

h-      Food sorters and packagers

i-        Others

 19-  MATERIALS AND EQUIPMENT NEED

 a-      Two (2) 20 foot box trucks and (2) Hand Trucks

b-      Two (3) cargo vans

c-      One (1) Hi-Lo

d-      One (1) floor scale

e-      Freezer room

f-       Ten (10) computers and peripherals

g-      Projector and screen

h-      Conference table and chairs

i-        Training room furniture (20 chairs and desks)

j-        Desks and chairs

k-      Copier

l-        Office supplies

m-   Lounge furniture

n-      Refrigerator

o-      Two (2) water coolers

p-      Fans

q-      Packaging tables

r-       Grocery bags

s-       Garbage cans

t-       Construction or renovation materials

u-      Others to include metal shelving, metal baskets and carts

 20-  PROJECTED BUDGET

This project is evaluated at Four Hundred Seventy Five Thousand US dollars ($475,000.00) for the first year and subsequently an operational expense of Two Hundred Forty Five Thousand US dollars ($245,000.00) for the years thereafter for 4 years.  A quarterly evaluation and a yearly administrative report would be required to justify the continuity of this project.  

a-      One year lease                                                                                               036,000.00

b-      Two (2) 20 foot box trucks and (2) Hand Trucks                                      060,000.00

c-      Two (3) cargo vans                                                                                         045,000.00

d-      One (1) Hi-Lo                                                                                                   025,000.00

e-      One (1) floor scale                                                                                          005,000.00

f-       Freezer room                                                                                                    020,000.00

g-      Ten (10) computers and peripherals                                                          015,000.00

h-      Projector and screen                                                                                      005,000.00

i-        Conference table and chairs                                                                        003,000.00

j-        Training room furniture (20 chairs and desks)                                         004,000.00                             

k-      Desks and chairs                                                                                            006,000.00

l-        Copier                                                                                                               010,000.00

m-   Office supplies                                                                                                  002,000.00

n-      Lounge furniture                                                                                             003,900.00

o-      Refrigerator                                                                                                     001,000.00

p-      Two (2) water coolers                                                                                   000,500.00

q-      Fans                                                                                                                 000,500.00

r-       Packaging tables                                                                                           001,000.00

s-       Grocery bags                                                                                                 003,100.00

t-       Garbage cans                                                                                                 000,100.00

u-      Construction or renovation materials and costs                                     025,000.00

v-      Fuel and Propane  ($200.00/6 days/52 weeks)                                       062,400.00                             

w-    Others to include metal shelving, metal baskets and carts                   021,500.00

 x-      Payroll                                                                                                              120,000.00

TOTAL COST OF PROJECT 1ST YEAR (IN US DOLLAR)                                  475,000.00     

YEARLY OPERATIONAL COST (IN US DOLLAR)                                               245,000.00     

 NOTE: Projection subject to change with rising cost in the international economy

 Operation Hope Nutrition Assistance Programs  

OPERATION HOPE PROJECTS

MEDICAL CENTER

VOCATIONAL/PROFESSIONAL SCHOOL

8 CANTINES POLPULAIRES

We are in the process of acquiring a 10 acre vacant land in Arcahaie where we hope to buld a Medical Clinic with state of the arts equipment to serve not only the people of Arcahaie but people from other places of the island.  As soon as the deal is sealed, the project will be posted immediately.                                             

The Vocational/Professional School will be open to all who are qualified (Basic education requirements) and who have the desire to enter the new work force in the new Haiti.  Operation Hope is dedicated in meeting the new challenges ahead for a better tomorrow. 

June 2012 

8 CANTINES POPULAIRES

To be posted soon

The “VILLAGE OF HOPE” Project

 

Since the January 2010 earthquake, the Haitian population the most vulnerable has been displaced ever since to a situation most of them never experienced.  It has been already over two and half years since they live in tents, makeshifts homes of tarp, cloth, plastic or anything they can stumble on to secure and adapt to an  inhumane condition that you and I probably would never be able to stomach for just an hour.  Nonetheless to say, the housing crisis has become an ever increase problem not to say an increasing Haitian tragedy.

For over the past few months, Operation Hope Board members and I have been thinking of different strategies to help relocate at least two of the camps we have been working for especially due to their proximity to “Rivière Grise”, a danger they fear and face regularly.  In an effort to follow what our hearts dictate despite all the hurdles we are facing, we are determined to advance ahead in striving to help these unfortunate families.   The plan is to provide them with permanent shelters in a well designed village while simultaneously offering them a normal life in a clean and healthy environment we called “The Village of Hope”.  The village will be self contained with a kindergarten and elementary schools, a Medical Clinic, a mini park with play ground and a small plaza, etc… with scheduled garbage pickups.

In order to realize such a plan, we need an average of 12 acres of vacant government land or land from private donors.  The acquisition of the land will facilitate various partners such as the International Red Cross to join us in the construction of at least 500 homes and a school which at least 2500 would be the beneficiaries.

We cannot sit and watch or simply forget how these people are leaving.  I urge you to join us in this endeavor and be part of a miracle.

There is no boast in helping if it comes from the heart.” Dr. Eddy Delaleu, D.D

 

DETAILS TO BE POSTED SOON